Avant-propos de « La généalogie de la morale » de Friedrich Nietzsche

« Nous, chercheurs de la connaissance, nous sommes pour nous-mêmes des inconnus, – pour la bonne raison que nous ne nous sommes jamais cherchés… Quelle chance avions-nous de nous trouver quelque jour ? … Abeilles-nées, toujours en quête, collecteurs du miel de l’esprit, une seule chose nous tient vraiment à cœur – ‘faire provision’… Nous restons nécessairement étrangers à nous-mêmes, nous ne nous comprenons pas, nous ne pouvons pas faire autrement que de nous prendre pour autre chose que ce que nous sommes, pour nous vaut de toute éternité la formule : ‘Chacun est à soi-même le plus lointain’, – à notre propre égard nous ne sommes pas des ‘chercheurs de la connaissance’… », quel magnifique aveu de faiblesse, une réponse à « Connais-toi toi-même », du style pour savoir qui je suis vraiment il faudrait que je m’y consacre cinq minutes un jour, un jour peut-être… dans le cas de Nietzsche, ce fut jamais. À chacun son vice, Jean-Paul Sartre a continué à écrire même aveugle, aveuglement dirons-nous par moquerie de bas étage. On comprend dès lors comment d’un philosophe qui s’est détourné de lui-même on a abouti à une science qui a créée la Bombe. Se détourner de l’humain est la pire chose que l’humain puisse se faire, une trahison.

25 juillet 2010

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