Quand j’étais petit garçon

À l’aube de l’immortalité ou au crépuscule de la grande vie à l’occidentale. Quand j’étais petit garçon, je croyais fermement que le progrès de la science me sauverait de la mort. Bien évidemment, comme tout produit de notre temps, j’étais influencé par la propagande qui proclamait haut et fort que l’espérance de vie augmentait quasiment chaque année donnant l’illusion que la vie s’allongeait et qu’avec un peu de chance j’échapperais à la fatalité de mes ancêtres. Ce signe de la bonne santé de notre modèle de société s’est révélé une supercherie à échelle écologique. Du coup, est-ce que cette longévité est viable ? Alors que l’on annonce des possibles thérapies du vieillissement, une immoralité physique ? Nous sommes encore une fois devant un choix historique : persévérer dans la direction de nos parents et frôler la catastrophe, voire l’affronter en tout ou partie ? ou bien changer de direction et perdre un temps les bénéfices actuels ?

En tout cas, cette réflexion d’enfant a été pendant longtemps ma quête du salut.

27 juin 2010

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