Mon heure est bientôt venue d’éclairer le monde

Mon heure est bientôt venue d’éclairer le monde, de lui apporter des réponses claires dans le brouhaha des idées issu de plusieurs millénaires de recherche de sagesse. Mon premier credo est que je préfère l’incertitude à la certitude. Je préfère suivre une issue incertaine de vie plutôt qu’une certitude de fin de vie, de mort. Le second credo est que je suis en accord avec Nietzsche condamnant le nihilisme des forces réactives sur la vie. Je crois en la vie et à l’instant présent. Mais je suis aussi contre ce qui condamne, c’est donc la seule fois que je le fais puisque je considère que c’est de la plus grande stupidité et une nuisance au génie humain et constitue en cela mon troisième credo.

Si le temps est une énergie créée par le vivant et donc une illusion, l’incertitude de nos convictions est la seule part tangible qui nous maintient dans une cohérence bienfaisante. Soyez incohérents et libérez vos esprits ! N’essayez pas de retenir le flot, laissez-le passer en vous, tout en y puisant l’énergie nécessaire pour vivre en pleine impermanence. Lâcher-prise, laissez filtrer l’équanimité qui nous lit tous, l’inter-être du vivant. Tout cela est mon quatrième et dernier credo que je nomme ma philosophie personnelle, mon éthique mais aussi mon ontologie. Quand les moyens rejoignent les fins.

Conscience et inconstance. Avoir conscience de ce qui se passe en nous et hors de nous. Pratiquer le lâcher-prise, l’inconstance, la sous-performance pour ceux qui n’ont pas compris que s’accrocher aux choses est le meilleur moyen de sombrer alors que se laisser aller – en suivant les flux qui nous traversent – est la meilleure manière d’atteindre l’autre rive, pour peu que l’on y croit. Lâcher-prise signifie aussi y croire non pas comme un croyant d’une quelconque religion mais comme un homme libre des entraves des forces réactives.

À propos de religion, il en est une qui constitue notre principal adversaire : la société de consommation. Nietzsche jugeait la démocratie comme une forme décadente de politique, une des pires idoles. La démocratie est faible par nature puisque pour embrasser toutes les libertés en régulant l’ensemble dans des devoirs assez souples, elle se positionne au niveau des plus faibles. Ceci dit, la démocratie apporte au monde un modèle perfectible doué du principal moteur de l’intelligence : le potentiel qu’offre la liberté. Si la contrainte peut être un vecteur de créativité, la liberté offre une possibilité d’intelligence. Hélas, le faible a toujours raison d’un plus fort en qui il y trouve protection. Une autre idole est venue se greffer : le libéralisme. Qu’il soit économique ou dans le mode de vie, le laisser-faire au nom de la performance est une situation de mise en échec pour l’homme à moyen terme et l’humanité à plus long terme. On le voit bien avec l’écologie qui est une réponse libérale à un problème issu du libéralisme. La société de consommation est une pieuvre qui capture en son sein tout ce qui ne sait rompre avec ses énergies d’habitude. Ce que je nomme le nihilisme contemporain dont la technologie et la mode sont les principaux vecteurs. Les mondes virtuels sont nos idoles. Mais loin de les combattre car ce sont les fruits du génie humain, je préfère rechercher en moi les voies de l’apaisement, de l’accueil, et vivre avec mon temps. C’est faire preuve de maturité et loin du comportement de suiveur comme on pourrait le croire à tort.

18 mai 2010

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