Ma theoria. Qu’est-ce que la theoria ?

Luc Ferry explicite très clairement dans « Apprendre à vivre » les deux aspects de ce terme en philosophie : « Il y a le theoin et le orao… ce que l’on veut connaître et ce avec quoi on tente d’y parvenir… la définition de l’essence la plus intime de l’être, de ce qui est le plus important dans le monde qui nous entoure (ontologie : étant) et, de l’autre, celle de la vision, des moyens de connaissance qui nous permettent de l’appréhender (théorie de la connaissance). »

Il est peut-être encore trop tôt pour que je définisse ma theoria ou mon a-theoria. Et pourtant, je dispose déjà d’une doctrine du salut voire d’une praxis (morale ou éthique) bien avancées.

L’herbe n’est pas nécessairement plus verte ailleurs. Ici, à cette retraite beaucoup de personnes trouvent un moyen de se guérir et de guérir le monde. À chaque fois, ils parlent du passé, leur éducation par exemple, ou bien ils parlent de ce qui est, notre utilisation de l’eau, avec un sentiment qu’il faut nous sauver des erreurs du passé. Ne rejetons pas le passé, ce qui définit d’où on vient, au nom d’un futur ou d’un présent idéalisé. Parfois on croit vivre l’ici et le maintenant alors que c’est notre cerveau qui nous joue un tour à sa façon, nous rendant victime d’une illusion. Pour vivre l’ici et le maintenant il faut faire le vide à l’intérieur. Mais cet état bien que nécessaire pour se détacher des contingences n’est pas plus naturel qu’un autre. Laissons-nous aller, du passé, du futur et du présent, laissons-nous vivre à des moments différents, à des états différents, laissons nous vivre en liberté. Est-ce ma theoria ? en tout cas, elle n’en prône aucune. Je préfère l’incertitude à la dictature d’une certitude qui se révèle fausse. Je préfère la souplesse de la vie à la rigidité cadavérique.

Un moyen pour aider notre mental et notre corps à vivre en harmonie est l’accueil. Quand le soleil m’éblouit en ce beau dimanche nuageux et m’empêche de continuer à écrire, j’accueille cette pause bienvenue pour retrouver mon calme intérieur et la chaleur du soleil… je profite de cette lumière chaude et mon esprit est apaisé, more accurate, plutôt que lutter contre cette impermanence naturelle et nous user de l’intérieur… j’ai fini par me déplacer, car même l’accueil n’est pas un diktat, tout moyen a ses limites et ses limites sont aussi utiles que leur utilité, elles servent à borner. Le début et la fin sont égaux.

16 mai 2010

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