Le divin et le hasard

Le divin et le hasard. On ne peut pas prouver leur inexistence, peut-être un jour. Ce que je pense c’est que ces deux méta-entités sont des raccourcis dans l’esprit des hommes pour les aider à aller plus loin. C’est un processus de pensée naturel qui a été identifié par Jean-Jacques Rousseau comme indice de notre séparation vis-à-vis de la nature, de la liberté que nous avons vis-à-vis d’elle, source de notre altruisme, le dépassement de notre condition, de l’humanité qui est une autre méta-entité.

Je ne crois pas au hasard même si je crois en Dieu. Les êtres et les choses sont interdépendants. Ces « ondes » agissent dans tous les sens et provoquent des effets inattendus. Il suffit d’essayer d’écrire en voulant partager ses joies et ses peines pour se rendre compte que le résultat est difficilement maîtrisable. Pire encore de le faire à l’oral devant une assemblée ou des amis qui savent pourtant écouter. Je ne vous raconte pas de la difficulté de voir dans les êtres statiques, les choses ou les végétaux, les liens qui se font avec nous et pourtant si on considère l’eau, sa qualité n’est pas simplement dans son goût ou dans l’analyse de la teneur en minéraux. L’eau est vivante ou morte selon qu’elle est dynamisée par le soleil, le mouvement, l’oxygène et… nos pensées vis-à-vis d’elle. Cela semble être une stupidité, mais est stupide celui qui croit que notre savoir est complet. N’est-ce pas l’objet premier de la science de douter de tout même de ses acquis ? Le vivant ne se limite pas au biologique.

Le hasard et le divin sont bien pratiques, ils ont fait leur temps. Désormais faisons place à l’indétermination que l’on peut avoir pour comprendre certaines choses. Regard profond, vision profonde, aidés par le retour sur son monde intérieur que l’on pratique plus sûrement grâce à la respiration consciente, la marche méditative, le silence intérieur, toute bonne pratique pour atteindre un état de pleine conscience. Cette nouvelle ubiquité gagnée nous donne la capacité de voir en nous-mêmes et dans l’autre les processus de transmission, de transformation, comme un virus qui se propage. Du coup le hasard en prend un coup. Ne livrons pas notre vie au hasard.

6 mai 2010

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