« Tout est éphémère, et l’être qui de souvient, et l’objet de son souvenir », Marc-Aurèle

Héros, le peuple et la démocratie. Voilà un gros titre qui ferait bien un livre à l’instar de celui de Jacques Attali et son « survivre aux crises ».

Mon constat est simple. En temps de crise plus particulièrement mais aussi, croyez-le, en temps plus calmes, les héros, des personnes qui transcendent la masse populaire et qui ont une vision de ce qu’il faut faire, sont les clefs pour déverrouiller les situations inextricables ou, à tout le moins, pour gagner du temps, la ressource vitale que nous partageons tous.

La démocratie est un système qui essaie de garantir au mieux les droits de chacun en définissant des devoirs pour tous. Contrairement à ce que l’on croit, la démocratie n’est pas une entité flexible du fait des différences de chaque groupe de sa population, de leurs attentes, et de la multiplicité des règles qui en ont découlé. Cependant la démocratie est vivante car modifiable à grand renfort d’énergies dépensées en information et en débat. Elle profite de ces brainstormings qui montrent qu’à plusieurs les décisions prises sont de meilleures qualités.

Toutefois, la machine arrive parfois à gripper et l’énergie dépensée s’envole ou se perd dans des allers-retours incessants. C’est là que l’on a besoin d’une vision qui transcende la situation présente, personnifiée par le héro.

Cette personne n’est pas nécessairement un Jules César qui en profite pour prendre le pouvoir. Ce n’est pas non plus Batman malgré nos souhaits les plus fous. Le plus souvent il s’agit d’anonymes.

Une autre définition ou fonction du héro, qui différent de ce que j’ai écrit quelques semaines plus tôt, se situe au niveau de la référence dans les idées. On s’éloigne beaucoup de Batman et César. Il y a beaucoup d’idées, d’opinions, de théories, d’approches, de déductions, d’analyses, … toutes ces pensées sont très assez justes et il serait maladroit de rechercher de manière systématique, comme le ferait une machine, laquelle est la plus juste à un instant donné. Et, pourtant l’humanité a besoin d’un cadre, d’une civilisation, d’une histoire des idées. La cohérence est très souvent nécessaire pour progresser, car on n’est pas capable de tout savoir et de tout retenir. Ainsi, malheureusement pour certains comme moi, des individus font office de gourous intellectuels. Ne voyez pas dans mes propos de l’amertume ou une critique négative. Je le répète c’est nécessaire. Sans oublier que l’intertextualité, l’inter-être des idées, joue un rôle dans la construction mentale de ces héros. Nous, les anonymes, nous sommes tapis dans les paroles des héros de notre société. Il est donc inutile de gâcher son talent pour conquérir le statut de héro, car la gloire consomme une énergie que l’on peut dédier à l’humanité. Laissons aux porte-paroles que ne sont certains faux héros le soin de proclamer les idées du peuple ou du moins son élite méritante, laissons aller les idées qui rebondissent d’être en être. Et si la gloire me touche un jour, je dirai comme Marc-Aurèle : « Tout est éphémère, et l’être qui de souvient, et l’objet de son souvenir »

4 mai 2010

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