Force et faiblesse d’une mauvaise consommation

J’ai longtemps cru que le cinéma nous apportait une certaine résilience contre des situations que l’on ne rencontre pas souvent et heureusement. Je me disais qu’en aillant vécu par cette entremise des événements difficiles nous devenions plus forts que ne l’étaient nos grands-parents, moins naïfs, moins innocents.

Ce n’est pas faux, mais sœur Elisabeth, qui nous enseigne des propos bien connus de Thay sur les niveaux de conscience, me fait prendre conscience de l’effet pervers de cette fausse connaissance. Elle alimente des graines au fond de notre conscience. Il n’y a pas de nécessité à voir un cadavre brûlé par le feu. Je pense notamment aux Experts et à leurs successeurs. De plus, ce que je crains aussi et surtout, c’est que l’on oriente nos réactions ou que l’on nous propose des situations stéréotypées sous couvert de nous éduquer. Une manipulation du même ordre que la culture américaine que l’on nous continue à nous distiller.

Barbara Hand Clow faisait part de l’appel aux forces intellectuelles vives des États-Unis comme condition essentielle à leur maintien au premier plan mondial. L’Europe dont la France a utilisé ainsi ses colonies dont l’Afrique et encore de nos jours. Si le cinéma est avant tout destiné aux pairs de la nation, il n’en reste pas moins une nécessité de présenter au mieux la société qui lui permet de se développer. Donc une propagande.

2 mai 2010

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