« Apprendre à vivre », Luc Ferry

J’ai beaucoup apprécié les 100 premières pages que je viens de lire. Un récit magistral tout en restant accessible et proche du lecteur dans lequel stoïcisme et christianisme sont décrits et comparés sans jugement autre que l’aspect philosophique : la quête de la sagesse.

Si l’on apprend comment le christianisme a relégué au second plan la philosophie qui était au cœur du système de pensée grec et si cher aux Empereurs Romains tels que Marc-Aurèle et Hadrien. Si le christianisme a remplacé pendant 15 siècles une certaine liberté de pensée en dehors des dieux, du religieux, élaborée par des figures illustres comme Socrate et Platon. On redécouvre aussi pourquoi la démocratie est l’aboutissement de cette révolution chrétienne, alors que l’église avait été si décriée lors de la Révolution Française. L’église n’a depuis très longtemps plus rien à voir avec celle qui vivait en clandestinité sous Marc-Aurèle.

Luc Ferry avec des propos très mesurés nous raconte le bouleversement culturel que le message du Christ à apporter à l’humanité. Un message dont la finalité est à l’opposé de la recherche philosophique puisque c’est un Être divin extérieur à nous-mêmes qui nous prodigue le salut, la réponse à notre peur de la mort, la sagesse. Mais le message philosophique n’y est pas exclu puisque l’humanité a su gagner des notions importantes comme la fraternité et l’égalité qui étaient inconnues à l’époque des Grecs qui pratiquaient l’élitisme, jusqu’à l’esclavage. Une société aristocratique dit Luc Ferry versus une société sur le mérite. À mon avis ces deux sociétés ont toujours existé et existeront toujours mais tout dépend de ce que l’on affiche, ce que l’on communique.

On apprend ainsi quels attraits du christianisme et comme cette religion a supplanté tout le reste en occident. La « bonne nouvelle » était la résurrection, l’immoralité des âmes mais aussi des corps. Le christianisme n’a pas imposé ses vues, il a répandu sa bonne nouvelle sous la forme d’un amour universel, les uns vis-à-vis des autres, des proches et du prochain, à travers l’amour de Dieu. Ceci explique cela. Dieu nous aime et, si l’on croit en lui, il nous ouvrira les portes du Paradis. L’attrait était irrésistible. Alors, j’ai hâte de lire la suite, le retour de la philosophie.

1er mai 2010

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