« Vivre comme si ce jour était le dernier, vivre tous les jours comme si on était immortel »

Cette réflexion tirée d’un proverbe indou accompagne mes actions, mes réflexions quotidiennes. C’est une discipline de vie qui cadre bien avec les deux premiers des sept principes énoncés par Jacques Attali dans son livre « Survivre aux crises » qui sont respect de soi et intensité de vie. Mais si on y regarde de plus près elle résume assez bien tous les autres comme la résilience, la créativité, l’ubiquité… Vivre intensément dans la durée.

Je reprends cette note écrite à Noël dernier pour y introduire les nouvelles connaissances que j’ai gagné récemment en lisant le chapitre 2 du livre de Luc Ferry, « Apprendre à vivre », qui nous propose un parcours initiatique et chronologique de la philosophie en commençant, comme on peut s’en douter, par une philosophie grecque, la plus connue, la plus impactante sur la pensée humaine : le stoïcisme.

Comme Luc Ferry a pris le parti de faire cette présentation sur le thème d’un apprentissage de la vie, et le plus important étant le temps qui passe (« Never more ! ») et la mort au bout du chemin, il ne va pas sans dire qu’il nous parle aussi des religions, du salut dans la croyance versus le salut dans la sagesse.

Outre le christianisme, qui remplaça le stoïcisme en Europe d’après les dires de Luc Ferry, le bouddhisme semble porter des similitudes intéressantes, à croire qu’il y eut des liens entre ces deux pensées profondes sur notre rapport au monde et à l’ici et maintenant.

Bien sûr l’analogie s’arrête là, le stoïcisme propose un salut dans l’éclipse de soi dans la nature universelle alors que le bouddhisme mène l’individu vers l’éveil : la conscience de son appartenance à la nature et des interactions avec elle qui le conduit à une continuité dans l’impermanence. Toujours est-il que ce proverbe hindou se retrouve presque mot pour mot dans les célèbres « Pensées à moi-même » de Marc-Aurèle. À ne pas en douter, ce n’est pas parce que les anciens n’avaient pas internet qu’ils n’avaient pas de moyen de communication.

27 avril 2010

Publicités
Cet article, publié dans Littérature, Notes, Philosophie, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s