Enfin libre!

Un poème moderne sur ma libération, ma vocation d’écrivain. Une liste de ces maux qui nous retiennent loin de notre vie et qui gâchent notre bien le plus précieux sur cette terre : le temps.

Enfin libre est un cri de victoire, un cri de soulagement, un cri de maturité, un cri d’Être libre.

Les chemins possibles de la liberté sont nombreux et, comme la construction de soi, ils ne sont pas finalité. Parcourir un chemin est nécessaire pour avancer. Chaque pas est un accomplissement en plein renouveau de soi. À chaque embranchement se pose des choix. Chaque choix est la conséquence de la profondeur de nos pas. Ainsi de nos succès et de nos échecs dépend notre parcours, donc de chacun de nos pas. Le chemin est long, c’est ce que l’on peut se souhaiter à tous et à toutes, cependant chaque pas doit rester léger, sans arrière pensée, sans préméditation, sans objectif. Profondeur et légèreté, une maîtrise rendue possible dans la reconquête de l’instant présent, aidé par la respiration qui donne le tempo et fait circuler les flux d’énergie en même temps qu’elle fait circuler l’oxygène et le gaz carbonique. La force tient dans cette circulation et non dans l’accumulation. Marchons donc avec légèreté dans l’instant présent afin de donner un maximum de profondeur dans nos pas et respirons afin de libérer les flux qui alimentent et qui s’évacuent de nous.  La liberté se gagnera ainsi sans préméditation. Ceci est vrai pour tout ce qui nous tient à cœur. Lâchons prise pour mieux le tenir en main un peu plus chaque jour.

Depuis tout petit, j’ai suivi un chemin qui n’était pas dénué d’embûches mais qui ne me laissait aucune alternative. Cela fut toutefois une bonne chose pour moi, car je n’ai jamais connu le chemin que j’aurais du prendre. J’ai ainsi évité la dispersion. Par contre, j’ai vécu le sentiment de suivre une voie parallèle, certes plaisantes, mais qui n’était pas idéalement celle que j’aurais due poursuivre. Maintenant, le temps devient peu à peu une urgence. La pression s’accroît au fur et à mesure que la crainte de l’échec augmente. Cette peur me fait perdre ma présence d’esprit, ma capacité à toujours savoir où je vais et si je saurais rejoindre ma voie. Peu à peu je me sens perdu moi qui possède un sens inné d’orientation.

20 février 2010

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