Bienvenue à ATTALAND

D’après la légende, la terre épuisée par l’homme décida un beau matin de s’en débarrasser. Des tempêtes terribles accompagnées par des tremblements de terre bordés de tsunamis chahutèrent tellement les hommes que ces derniers voulurent, dans un élan de folie ou d’orgueil, avoir le dernier mot. L’hiver atomique couvrit tout. La population humaine descendit à quelques milliers éparpillés sur un globe cataclysmique.

Toujours d’après la légende, un homme, ou bien était-ce une femme, survécu avec un livre qui devint la bible de la reconstruction. Ce livre mythique serait depuis à l’abri dans un lieu tenu secret dont l’énigme serait partagée par les Jacques des 7 Principes.

Nous sommes en l’an 580 depuis la déclaration des droits de l’Humanité tenue dans la capitale d’ATTALAND, à l’époque un village retranché, les derniers espoirs d’une espèce humaine fourvoyée. Presque un demi-siècle plus tard, Nova Terra est le fleuron des cités forteresses de la nouvelle humanité, elle abrite une population de quelques dizaines de milliers d’âme. Henri Pal vient tout juste d’arriver. Il est originaire de Massilia, un petit village du bord de mer qui souhaite intégrer ATTALAND. Henri est un négociateur né, c’est un singe-scorpion dans la tradition de son village, héritée d’un livre tout aussi ancien que son légendaire homologue. Henri est bien décidé de ne pas lâcher ce qui a sauvé les siens pendant ce demi millénaire alors que ATTALAND était une association de villages apeurés. Les douze sages, un par signe principal, lui ont accordé une confiance absolue puisqu’il est sous la bénédiction de l’élément or. Henri a tout juste vingt-quatre ans et c’est encore en ces temps difficiles un âge avancé. Il repose délicatement le document de bienvenue que le résilient lui a prêté et qui le surveille d’un air maussade depuis dix bonnes minutes. En levant les yeux, il aperçoit un autre individu qui lui sourit.

– Bonjour, je suis votre hôte. Je m’appelle Bruno et je travaille au service de l’empathie. Bienvenue à Nova Terra.

– Bonjour Bruno, j’appelle Henri.

Les échanges de politesse verbale furent suivis par force de gestes et de mimiques. Henri sourit intérieurement en se souvenant de ce que le sage chien-gémeau, de dix ans son ainé, lui avait raconté des coutumes et des mœurs ATTALI alors que ce dernier rentrait de trois années d’ambassade.

3 février 2010

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