Edgar Morin est la complexité

Tout d’abord, je me permets de traiter un sujet et un homme que je ne maîtrise pas et loin s’en faut ; je vais jouer le rôle de candide.

Hier soir en lisant le magazine  »Sciences Humaines », je suis tombé sur un article en mea culpa d’un des fondeurs du magazine dont Edgar Morin serait l’un des moteurs.

Le journaliste écrivait qu’il avait pris ses distances avec Morin mais qu’avec les événements présents il trouvait dans les thèses de l’écrivain, l’abime et la métamorphose, que le magazine qualifie de protéiforme, certains échos.

Je ne reviendrais pas sur ces thèses. Elles sont la maladie d’un mental déchiré entre l’intellectualisme, la vieillesse et peut-être une ambition de fin de vie.

Je préfère me pencher sur une thèse plus ancienne de l’auteur, la complexité. Au premier abord, sans être séduit, j’ai senti un intérêt. Je vais même acheter l’un de ses livres. Je suis en effet contre le simplisme, les visions simplistes des choses et des êtres, le blanc ou noir (tient Obama n’est ni l’un ni l’autre ni à moitié de l’un et à moitié de l’autre ni à la fois l’un et l’autre…) mais je ne suis pas pour la complexité.  »Simple is beautiful » telle est ma devise. J’aime dire aussi cyniquement : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Et je ne crois pas être diminué intellectuellement même si je n’ai pas un QI de 150.

Il faut bien sûr analyser les choses et les êtres dans leur interdépendance et leur rapport commun avec le monde et entre eux. Tout cela ne signifie pas de la complexité pour ceux qui comprennent et qui pratique ce mode de pensée. Il y a là plus d’expérience, plus de compassion, que de complexité. La complexité revient à prendre un problème par la face nord, à ne pas maîtriser ses idées en se faisant des nœuds au cerveau, à un manque de méthodologie et surtout à une incompréhension du monde par manque d’empathie et de compassion contre lesquels on cherche à se réfugier derrière une muraille de concepts alambiqués.

C’est pour cela qu’au lieu d’opposer complexité à simplisme, je parle de voie du milieu pour dire que ce n’est ni noir ni blanc mais quelque chose entre les deux difficilement généralisable.

Pour moi, le hasard n’est pas une chose complexe mais quelque chose entre décidable et indécidable. Par exemple, je ne peux décider ou non si  j’arriverai à gagner à la loterie un jour. C’est très simple et dès lors je peux me concentrer sur autre chose.

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