»l’avenir que l’œuvre nous découvre n’est jamais celui que nous pensions, et toujours plus beau », Alain

 »Je ne crois point du tout que Michel-Ange se soit mis à peindre parce qu’il avait toutes ces figures dans la tête. », Alain page 120 de  »Propos sur le bonheur », nous rappelle que les œuvres petites ou grandes ne viennent pas de la génération spontanée. Je rajouterai qu’elles ne viennent pas non plus d’un autre effet magique, un mistigri moderne, le génie.

« Une broderie à ses premiers points ne plaît guère ; mais à mesure qu’elle avance elle agit sur notre désir avec une puissance accélérée ; c’est pourquoi la foi est la première vertu, et l’espérance n’est que la seconde ; car il faut commencer sans aucune espérance, et l’espérance vient de l’accroissement et progrès. »

Si un écrivain passe tout son temps à espérer que ce qu’il écrit deviendra un roman de référence, il détourne son attention sur le futur en oubliant l’instant présent fait de labeur et de courage. De la même manière s’il croit qu’il est trop tard pour l’écriture et regrette ses actions ou inactions passées il détourne son énergie créatrice. Le paradoxe est qu’il a besoin d’imagination pour écrire mais pas que son imagination ne le détourne de son objectif. Il faut donc de la persévérance.

À l’instar de l’ouvrier qui construit un mur ou d’un alpiniste qui gravit une montagne, ce sont chaque pas qui feront la réalisation.

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