Pensées diverses

=>  »Tendre la joue gauche ne signifie pas rester passif, avait ajouté le Maître-esprit. Au contraire, c’est un geste qui réclame de la force de caractère. Il faut briser un conditionnement, se libérer du joug. », Pierre Bordage dans « L’Évangile du Serpent » nous rappelle que non-violence ne signifie pas passivité. Dans  »American Gangsters », Franck Lucas dit « celui qui s’agite le plus dans un groupe, c’est toujours celui qui est le plus faible ». La patience est l’apanage des forts. Elle permet de rester concentrer, méthodique, particulièrement en période de troubles. Mais dans la parabole de la Bible reprise par Pierre Bordage intervient en plus la détermination qu’il ne faut pas confondre avec l’aveuglement, la rigidité qui conduit tout être et toute chose vers la mort. Franck Lucas n’a pas su reconnaître que le vent avait tourné malgré qu’il l’ait perçu. Il a péché par orgueil.

 »Connaissez-vous l’histoire de cet homme qui consacra la plus grande partie de son existence à accumuler les richesses et les biens ? C’est l’histoire de la plupart d’entre nous, n’est-ce pas ? C’est l’histoire de notre monde, de notre civilisation. »

Si le héro d’American Gangsters n’a pas échappé à cette sorte de parabole tirée de  »Évangile du Serpent », comment s’étonner que l’on fasse de différemment.

=>  »Tout ça est dans l’inconscient collectif humain, tout ça rejaillit comme de l’eau sale après des siècles et des siècles d’interdits. La Toile, c’est l’inconscient collectif humain à portée de souris, une vraie poubelle, on y trouve toutes les saloperies refoulées et accumulées depuis deux millénaires. », Pierre Bordage et l’internet dans « L’Évangile du Serpent ». C’est aussi le cas de tout nouveau lieu où tout est possible, les bonnes et les mauvaises graines, où le pire côtoie le meilleur, où le médiocre (les faibles de Nietzsche) ne peut pas survivre tant que la normalité n’a pas aplani ce lieu.

=> »S’il doit y avoir la guerre qu’elle est lieu de mon temps afin que mon enfant puisse connaître la paix », Thomas Paine.

S’il arrive que l’on poursuive un objectif qui, au fil du temps, ne nous soit pas destiné (éducation, fortune, notoriété, …), il arrive que l’on finisse par le souhaiter à sa descendance, sa continuité.

L’enfance absorbe les traits de caractères de ses aînés, il en tire ses fondements et ses négations, ses principes et ses interdits, ceux-ci d’égales manières et des mêmes sources d’inspiration ; L’enfant capte nos qualités et nos défauts qu’il prend pour lui-même et qu’il rejette pour devenir l’individu qu’il sera ; Aux mêmes causes n’aboutissent pas les mêmes effets, c’est la beauté de l’espèce humaine dont on prête de l’humanité, mais au fait qu’est-ce qui garantie que l’humanité est une noble cause ?

En lisant un livre sur les lignes de la main, je n’ai pas pu y trouver la confirmation de prédispositions particulières. J’ai aussitôt pensé à effectuer cette recherche avec mes enfants puis j’ai pensé au joueur du Loto National (ou pire Européen), une chance sur des millions… Il faut aller au-delà des limitations que nous impose un monde en mal de certitudes et qui puise dans le mystique là où la connaissance fait encore défaut (d’ailleurs plus la connaissance s’agrandit plus le mystique se couvre de mystère, d’attrait).

Toutes ces pensées qui précédent pour dire que chaque vie possède son lot d’efforts, de souffrance et de mérite majoritairement ignoré. La tentation est forte de se poser en victime pour le bénéfice de sa descendance, ce qui aboutit à un conflit quand on aperçoit que nos enfants ne suivent pas la voie que l’on a commencé à tracer, qu’ils suivent la leur. La vie est remplie de limitations, si mon corps doit me lâcher dans dix ans, un an, un mois, une semaine, un jour… mon esprit est sans limites, il est unique, une seconde représente l’infini.

=> C’est lorsque que l’on comprend que rien ne pourra changer le monde, que l’on peut entreprendre sa transformation, à l’image du Lion de Nietzsche qui devient enfant ou la conclusion du futur empereur Quin dans Héro où il expose l’ultime transformation du maître d’armes pour lequel la vie prend le dessus sur le savoir donner la mort.

Ce sont à chaque fois une manière de dépasser les conditionnements, notre condition humaine.

=> L’été 2008 représente l’un des moments le plus physiquement intense de ma vie avec le déménagement vers Versailles (l’été 2004, pour préparer la naissance de mon premier fils, Maximilien, a été aussi très difficile mais rien de comparable à cette fois-ci), j’étais aussi plus jeune.

Ce 14 juillet, nous sommes descendus à Poitiers (rue D’Harcourt) pour nous reposer quelques jours et y laisser Hadrien et sa grand-mère pour une quinzaine le temps de finaliser le Kremlin-Bicêtre et prendre nos marques dans notre nouveau domaine. Je pensais en regardant mon fils jouer que l’on accueille l’enfant, la descendance, la continuité, au zénith de la vie. On l’élève vers sa vie future alors que le déclin débute, comme les jours en juillet, sans que cela se voie. Puis les enfants nous quittent à l’automne de notre vie nous laissant seuls face à notre destin.

Rien de très original, juste une constatation que l’on n’a rien sans rien. Être père est une étape fondamentale dans la vie. Être père est un investissement. Les deux sont liés de telle sorte que l’on n’en ressort ni perdant ni gagnant mais autre.

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