La boucle est bouclée

La terre tourne autour du Soleil. Notre système solaire tourne autour du centre de la galaxie. Les trajets cosmiques ne sont pas en ligne droite comme on croit le faire, à tors, sur terre.

Le cycle de vie des choses et des êtres vivants, le cycle des saisons, le cycle diurne nocturne, … Tout est cycle et serait très fort celui qui pourrait se targuer d’avoir un parcours linéaire.

L’espace et le temps sont soumis à des cycles, à périodes qui débutent et reviennent au même point.

Dans ma vie, je peux identifier plusieurs cycles de différentes amplitudes qui parfois se chevauchent. La fin de chacun de ces cycles constitue une petite mort, car on ne sera plus jamais l’enfant, l’étudiant, le jeune actif, le jeune couple, les jeunes mariés, les jeunes parents… que l’on était. La notion du temps est elle-même différente selon que l’on se trouve en dehors ou à l’intérieur d’un cycle. Ainsi, pour reprendre Thomas Mann, des vacances d’été, quand on est enfant, où il ne se passe rien, paraissent au premier abord d’une longueur, d’une langueur, infinie pour ensuite paraître très restreinte en matière de souvenirs. La culture c’est ce qui reste quand on a tout oublié. C’est la même chose pour les souvenirs quand un cycle est terminé. C’est aussi pourquoi on parle de pédanterie vis-à-vis d’une personne qui nous récite ce qu’il vient d’apprendre ou que l’on parle de réciter son cours vis-à-vis d’un professeur car ces personnes ne sont pas sorties de leur cycle et ce même si ils sont à la retraite ou s’ils ont lu cela il y a longtemps. C’est la nature des cycles d’être multiples et imbriqués (par exemple mari et père). Le temps ne les borne pas. Au contraire ils englobent leur temps propre (qui n’est pas nécessairement continu, par exemple étudiant et amoureux, ou jeunes parents et appartement) dont les souvenirs ou la mémoire (si le cycle n’est pas terminé) ne sont que les ‘résidus’ à l’instar des Pyramides. Bien sûr des cycles peuvent englober d’autres cycles comme par exemple étudiant 1ère année, 2ème année, …

Il y a une infinité de cycles dans une existence. Des cycles si petits que l’on n’en a pas conscience. Chaque cycle contient son temps propre, ce temps non continu, peut appartenir à un grand nombre de cycles (le temps du voyage de lune appartient au cycle du mariage, il clôture le cycle du jeune couple et démarre le cycle des jeunes mariés, et si un petit être y est conçu, il appartient déjà au futur cycle des jeunes parents…). C’est pourquoi un événement peut être difficile à analyser suivant le cycle que l’on considère. Un souvenir sera plus ou moins vivace selon le point de vue que l’on prend, le cycle de référence. L’hypnose est un moyen de faire quitter le carcan des cycles en cours pour qui n’a pas la volonté ou la capacité a réalisé cet exercice. La séance du psy est aussi un bon cadre où un professionnel permet de se replonger dans les cycles et sous-cycles de l’enfance.

Je suis de formation scientifique. Pas suffisamment l’esprit scientifique car trop imaginatif. J’ai eu du mal à appréhender les règles, les formules, les théorèmes, la connaissance du passé. J’aurais voulu que ce soit inné ou directement acquis sous forme d’une puce électronique, pour me tourner vers l’avenir. Il aurait fallu me débrancher au lieu de forcer mon intellect. Je suis doté d’une interface d’entrée à faible débit car j’analyse tout. Du coup je ne suis pas serein à l’idée de vous annoncer que les Mathématiques ont fait fausse route. D’un autre côté l’erreur est humaine et elle fait partie de notre monde apprentissage. L’histoire des Mathématiques, des travaux des mathématiciens du passé, de leur tâtonnement, est comme l’apprentissage de tout enfant : faire ses propres découvertes, ses propres analyses, ses propres erreurs, corriger et continuer.

Je disais donc en préambule que tout est cycle. Je dis maintenant que la valeur de PI est entière. L’impossibilité que nous avons de donner le chiffre exact de PI (corroborant la devise  »simple is beautiful » que j’ai vérifiée souvent), qu’en fonction des moyens de calcul de plus en plus puissants que nous avons le nombre de décimales de PI s’accroît vers l’infini est la conséquence de cette erreur d’appréciation des lignes droites : elles n’existent pas, seul un très faible rayon de courbure donne cette illusion comme on croit que l’on va tout droit en avion lors d’un Paris – Marseille. En fait, on suit le rayon de courbure de la terre et le rapport de la distance parcourue et de la circonférence de la terre est très faible d’où l’illusion. Ce qui n’arrive pas en bateau car l’horizon est à peine à cinq miles.

Dans cette algèbre anti-linéaire, courbe, circulaire, PI a une valeur entière. Une ligne droite avec un rayon de courbure nul est impossible ou plutôt est une limite tangentielle.

Ainsi si la ligne droite n’existe pas et si le temps n’est pas continu et inclus dans des cycles, alors l’immortalité n’existe pas. La seule continuité n’existe que dans le changement, la renaissance et l’oubli.

La boucle est bouclée.

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